✖ Nessie-Tells-Her-StOry ✖ WelcOme & Begining ✖

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Hello !!

★ Ce blog sera consacré à ma Nouvelle Fiction !! (:
Pour pouvoir comprendre, il faut bien évidemment avoir lu la Merveilleuse Saga
De Stephenie Meyer !!
Twilight.
♥ New Moon.
Eclipse.
Breaking Dawn.

✖ Cette Fan-Fiction est une Suite de Breaking Dawn. Le point de vue sera donc de
Renesmée Cullen. (:
Je respecte les personnages de Stephenie Meyer donc je garde les personnages,
avec leurs caractères, leurs amours...
Nonobstant, comme c'est du point de vue de Renesmée il y aura forcèment
des nouveaux personnages que je créais moi-même. ;)


Résumé

Nessie a atteint sa taille adulte depuis maintenant 10 ans. Elle vit toujours à Forks avec ses parents, Bella et Edward et le reste des Cullen.
Elle est rare, c'est sûre. Unique en son genre également.
Des changements se sont engendrés en elle. Des nouvelles attentes se font sentir.
Elle sait pourtant ce qu'elle fait et pourquoi elle le fait.
Pourtant, un jour ou rien de va plus, tout bascule...
Elle ne sait plus qui elle est, de quoi elle a envie ou de quoi elle a besoin...
Et alors, elle dérape...
Elle fait une chose qui n'aurait jamais du se produire, qu'elle n'aurait même pas imaginé...
Dorénavant, elle doit faire un choix.



» Chapter 1 «
» Chapter 2 «
» Chapter 3 «
» Chapter 4 «
» Chapter 5 «
» Chapter 6 «
» Chapter 7 «
» Chapter 8 «
» Chapter 9 «
» Chapter 10 «
» Chapter 11 «
» Chapter 12 «
» Chapter 13«
» Chapter 14 «
» Chapter 15 «
» Chapter 16 «


Viens noter ma Fiction ICI ! (: Merci.



● ! GOOD READING ! ●





*Joy <3


# Posté le jeudi 20 novembre 2008 09:57

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 06:27

✖ NEWSLETTER. ✖

 ✖ NEWSLETTER. ✖
*
*
*

NB: N'oubliez pas de confimer !


# Posté le dimanche 23 novembre 2008 05:58

Modifié le vendredi 12 juin 2009 12:52

✖ x3-Porque-Not-x3 ✖ An Other Begining Of Twilight ✖

 ✖ x3-Porque-Not-x3 ✖ An Other Begining Of Twilight ✖


... Loading ...


# Posté le dimanche 29 mars 2009 06:05

Modifié le mardi 11 août 2009 09:30

✖ 1 ✖



J'ouvris les yeux et sourit, en sentant l'odeur des ½ufs fris. Le rituel matinal recommençait. Aujourd'hui, je rentrai en Première. Il y a un an, jour pour jour, j'avais eu l'autorisation de rentrer au lycée. Mes parents avaient eu du mal à comprendre pourquoi. Enfin ma mère, non. Mon père, oui. Il avait beau savoir lire dans mes pensées, à l'instar de ma mère, il ne comprenait pas le sens profond de mon désir. Ce n'était pourtant pas compliqué. J'avais envie et j'avais surtout besoin d'être une personne normale. Mes parents étaient vampires. Mes grands-parents, mes tantes et mes oncles l'étaient également. Mon autre famille était des loups-garous. Enfin, des modificateurs, comme l'avait souligné Aro, quelques années auparavant... Moi, j'étais mi-vampire, mi-humaine. J'étais donc immortelle et j'avais la vie, l'éternité devant moi. Pour mon bien-être personnel, j'avais besoin de côtoyer des personnes normales, humaines. Pendant quelques heures, lors d'une journée, il fallait que je m'éloigne de cette étrange vie que je menais. Au début, mon père avait cru que je reniais mon existence, que je ne voulais pas être ce que j'étais. Pourtant, ce n'était en aucun cas cela. J'étais rare et j'en étais fière. Alors, pour bien lui faire comprendre tout cela, j'avais posé mes paumes sur ses joues dures et froides. Et bien évidemment, il avait compris, et cédé.

Au lycée, j'avais créé des liens qui m'étaient chers. J'y avait trouvé une personne qui me comprenait et qui me soutenait dans tout ce que je faisais. Elle était plus que ma meilleure amie, c'était comme une s½ur. Elle s'appelait Vanessa Vans mais tout le monde l'a surnommé Nessa. Avant de venir vivre dans la ville perdue de Forks, elle habitait en France, à Paris. Dorénavant, elle vivait avec ses parents, qui étaient tous les deux médecins et qui travaillaient avec Carlisle. Le courant avait tout de suite passait entre nous deux et son amitié m'était très précieuse. Cependant, elle ne connaissait ni ma vraie nature, ni celle de ma famille ou de Jake, bien évidemment.
Il y avait également Matthew, Tim et Zac, le trio inséparable et infernal. Ils se connaissaient tous les trois depuis leur plus jeune âge et leur amitié avait commencé par une bagarre pour savoir lequel des trois auraient eu le vélo, en maternelle. Je souris car j'avais hâte de les retrouver.

Je me levai et allai dans la salle de bains pour prendre une douche. En revenant dans ma chambre, je ne fus pas surprise de voir Alice - qui pourtant n'habitait pas au cottage - perplexe devant mon armoire. Je pouffai en regardant son air de chien battu.
_ Arrête Nessie, tu n'as vraiment plus rien à te mettre, bougonna-t-elle.
_ Alice, arrête de dramatiser la situation, tu sais bien que tu exagères toujours ! Lui répondis-je en attrapant une jupe blanche, un débardeur bleu et des converses turquoises.
Je posai un doigt sur ses lèvres avant qu'elle ne commente ma tenue.
_ Alice, je ne vais pas à un défilé de mode, mais au lycée. Et surtout, ne te plains pas, car contrairement à Maman, j'adore faire les boutique alors chut ! Soulignai-je.
_ Oui, mais si tu n'allais pas au lycée, on pourrait faire les boutiques tous les jours ! Et puis tu sais déjà tout sur tout, maugréa-t-elle cependant, peu sûre de sa défense.
_ Alice, soupirai-je en levant les yeux, mimique que j'avais hérité de mon père.
Je m'habillai rapidement, me brossai les cheveux et me maquillai légèrement. Je reniflai et l'odeur délicieuse des ½ufs fris qui m'avait réveillé, s'était transformé en odeur de brûlé infect. Je grimaçai. Pourtant, c'était ma mère qui me faisait mon petit-déjeuner. Alice éclata de rire en voyant ma tête affligée et suppliante, puis sortit de la chambre en sautillant gaiement. Je la suivis et m'approchai silencieusement de la porte d'entrée.
_ Renesmée, ou vas-tu ? Tu ne prends pas ton petit-déjeuner ? Me demanda ma mère.
_ Euh...
_ Oh, Bells !! S'exclama Alice. Esmée s'est fait un réel plaisir de préparer le petit-déjeuner pour Nessie ! Tu ne voudrais quand même pas la vexer ? Questionna-t-elle sournoisement.
Ma mère nous regarda suspicieusement tour à tour et acquiesça.

Je courus jusqu'à la villa et posai mon sac près de l'entrée. La maison me parut étrangement silencieuse mais je me rappelai que Rose et Emmett étaient partis en Australie pour une énième lune de miel et que Carlisle était déjà au travail car il y avait un cas très intéressant à l'hôpital. J'entrai dans la cuisine et vit Esmée qui s'affairait aux fourneaux, tandis que mon père et mon oncle Jasper étaient absorbés par la lecture d'un magazine qui vantait les mérites d'un nouveau modèle de moto.
Il était clair que je passai plus de temps dans la villa blanche, qu'au cottage. Ce qui me plaisait ici, c'était surtout l'immense bibliothèque de Carlisle. Je ne me lassai pas de lire tous ses ouvrages sur la médecine car je voulais devenir comme lui. Je voulais aider les gens. Et puis, la villa était beaucoup plus silencieuse que le cottage puisque mes parents...
_ Ness, gronda Papa tandis que Jazz rit en sentant ma gêne.
_ Bas quoi c'est vrai ! Et puis arrête d'être dans ma tête ! Rétorquai-je en lui tirant la langue.
Je m'assis et attendit patiemment qu'Esmée me serve. J'eus le droit à des pancakes dégoulinants de sirop d'érable et d'un grand jus d'orange fraîchement pressé. Je me mis à mâchouiller en pensant que cela n'avait aucune chance face au goût délicieux du sang. Je sentis le regard inquisiteur de mon père se poser sur moi.
_ En tous les cas ce n'est pas toi qui dirais le contraire !! Dis-je en le taquinant.
Il voulut me répondre mais Maman et Alice débarquèrent.
_ Edward, combien de fois t'ai-je dit de ne pas lire dans les pensées de ta fille !!
_ Enfin, oui frangin ! On ne lit pas les pensées intimes d'une adolescente voyons ! S'enquit Alice.
Je souris en pensant très fort « solidarité féminine ». En réponse j'eus doit à une grimace de la part de mon géniteur. Alice s'assit sur les genoux de Jazz et Maman alla embrasser Papa.
_ Pitié, je mange !! Me plaignai-je.
_ Alors tais-toi, éluda ma mère.
_ Au fait Nessie, tu veux quoi pour ton anniversaire ? Me questionna Esmée.
Je fis la grimace. Tout comme ma mère, je détestai les cadeaux ce qui amusait beaucoup mon paternel. Un klaxon se fit entendre et je sautai sur mes pieds. Sauvé par le gong ! Nessa arrivait vraiment au bon moment. Je filai tandis que j'entendis Alice qui me héla :
_ Tu n'y échapperas pas Nessie !!

Je m'engouffrai dans la Mercedes de Nessa et lui sourit. Que c'était bon de la revoir !
_ Alors Miss, comment se sont passées tes vacances ? Demandai-je, tandis qu'elle réempruntait prudemen le chemin sinueux qui ramenait à la route.
_ Génial !! L'Italie est définitivement le pays le plus beau du Monde !! S'exclama-t-elle, rayonnante.
_ Tu m'en dira tant, chuchotai-je.
Elle ne cessa de jacasser sur l'architecture magnifique des châteaux et des villas et sur le bel et jeune italien, prénommé Enzo qu'elle avait rencontrée.

Arrivée au Lycée, elle trouva rapidement une place pour se garer et nous rejoignîmes les garçons à notre coin habituel, à l'ouest du bâtiment principal qui était constamment ensoleillé – du moins, quand le soleil dégnait nous faire honneur de sa présence. En observant Nessa, je remarquai toutefois que le Enzo en question ne l'avait pas fait oublié Matthew.
_ Au fait Nessie, tu fais quoi pour ton anniversaire ? Demanda Zac en sachant pertinemment que je détestai ce sujet.
La sonnerie retentit, annonçant le début de la répartition des classes. Et oui, une nouvelle année commençait...



*Joy <3


# Posté le dimanche 23 novembre 2008 05:47

Modifié le vendredi 26 juin 2009 06:33

✖ 2 ✖



Après les cours, Nessa me déposa sur le chemin de la maison. Son agitation était palpable, Matthew l'avait invité à dîner ce soir-là. Courir me fit le plus grand bien et j'arrivai au cottage en quelques minutes.
Ma mère lisait un livre, assise dans le canapé.
_ Alors cette rentrée ? Me demanda-t-elle, en se levant et en m'embrassant sur le front.
_ Bien.
_ Tu as faim ?
_ Non merci, ça ira, répondis-je en souriant. Où est papa ? Questionnai-je, suspicieuse.
_ Euh... Je ne sais pas...
Un éclat traversa ses pupilles dorées, signe qui ne me trompa pas.
_ Maman, tu mens très mal, tu sais ? M'esclaffai-je.
_ Il est parti avec Alice, Esmée et Jasper faire... Des emplettes, m'avoua-t-elle.
Je soupirais en levant les yeux au ciel. Je m'assis dans le canapé, vaincue. Pour sûr, on allait fêter mon anniversaire et j'avais dix heures pour me préparer mentalement au massacre car demain, nous étions déjà le Vendredi 10 Septembre.
_ Au fait, tu es rentrée tôt, me dit Maman, en s'asseyant près de moi et en passant son bras autour de mon cou. Tu ne devais pas aller à la plage avec Nessa et les garçons ?
_ Si, mais Matthew a invité Nessa et Tim et Zac en ont profités pour faire des emplettes également, répondis-je en grimaçant. Et puis Jake dort encore puisqu'il a patrouillé toute la nuit. D'ailleurs je ne vois pas du tout à quoi ça sert, il n'y a pas de danger !
Ma mère resta silencieuse et regarda par la fenêtre. Je sourcillais.
_ Maman, qu'est-ce qui se passe ? L'interrogeai-je en me mettant debout devant elle.
Elle ne pipa mot et regarda ses doigts croisés.
_ Maman, je suis en âge et en droit de savoir, dit-moi ce qui se passe ! Surtout si cela me concerne ! M'exclamai-je, à la fois inquiète et en colère.
_ Ce n'est rien, c'est juste qu'Alice a eu une vision étrange le mois dernier, répondit-elle tendrement en me caressant la joue. Et puis, tu sais très bien que ton père exagère toujours, c'est pour ça que nous ne n'en avons pas parlé.
Je fis la moue et soupirai en me résignant. J'enlaçai ma mère et dit :
_ Tu ne me mentirais pas, hein ?
_ Non et puis de toutes les façons tu décèles mes mensonges aussi vite que ton père !
Je pouffai et me dégageai doucement.
_ Je vais chasser un peu ! M'exclamai-je ne me dirigeant vers la porte.
_ D'accord, mais ne rentres pas trop tard ! Et passe à la villa, Emmett et Rosalie seront revenus !!
_ Oui, oui... Eludai-je en refermant et en commençant à courir.

Je traversai la forêt tandis que ma course ébouriffait mes boucles cuivrées. Le soleil commençait à descendre dans l'horizon. Je m'arrêtai près d'un ruisseau et m'assis dans l'herbe encore légèrement humidifiée par la bruine du matin. Un petit oiseau vint à ma rencontre et se posa sur le sommet de mon genou.

Derrière moi, un c½ur battait et un souffle régulier se fit entendre. Je me retournai et aperçus un loup de couleur sable que je reconnus immédiatement. Seth. Je me levai et l'oiseau s'envola au-dessus de la rivière.
_ Salut Seth ! M'exclamai-je en m'approchant de lui.
En guise de réponse, il me lécha le visage. Je m'esclaffai.
_ Alors quoi de neuf à la réserve ? Questionnai-je en grimpant sur son dos.
Il soupira et j'en déduis qu'il y avait rien. Il commença à courir à travers la verdure. Je fermai les yeux.
_ Tu sais Maman m'a dit pour la vision d'Alice. Je ne vois pas pourquoi il faudrait s'inquiéter. Sa vision était flou ce qui aurait pu être pris comme un futur lointain et non proche et me concernant.
Il émit un grognement et je pouffai.
_ Stop, arrête moi là ! Il y a un troupeau de cerfs pas loin ! Dis-je en rouvrant les yeux tandis qu'il ralentissait.
Après quelques secondes de réflexion, je lui demanais s'il voulait venir. Il émit un son de dégoût qui faisait bizarre venant d'un loup et je pris donc ceci pour un non.
Il s'arrêta et je descendis.
_ D'accord, alors ne bouge pas, je reviens !!

Je me lançai vers la proie qui était la plus proche de moi. Le geste fut simple, facile. Je ne bus que la moitié du sang car ces temps-ci, mon côté humain se rebellait et je préférais largement la nourriture normale. D'ailleurs, je me demandais comment cela se faisait que ma mère avait brûlé les ½ufs ce matin, elle qui était si bonne cuisinière, ce qui m'inquiéta un peu. Ce genre de mésaventure ne lui arrivait pas et j'en déduis donc que quelque chose la tracasser. Je soupirais et balançai la carcasse. Seth m'attendait bien sagement en se nettoyant les pattes. Il parut surpris quand il me vit arriver.
_ Pas très soif, explicai-je. On fait la course ? Lançai-je plus joyeuse.
Un éclat illumina ses pupilles et il détalla. Je le rattrapai sans mal et le devança même. Nous dépassâmes le cottage et arrivés à la rivière, nous sautâmes en même temps, mais ce fut moi qui atterris la première. Je lui tirai la langue et il me donna un coup de museau joueur dans les côtes. Je le dépassai tandis qu'il retrouvait sa forme humaine.

Rosalie et Emmett étaient rentrés ainsi que Papa. Il jouait aux échecs avec Maman, sur la table de la salle à manger. Le terrain de jeu était constitué de sept plateaux. Carlisle était rentré de l'hôpital, je l'entendais chercher dans un des ses gros livres en haut, dans son bureau. Rosalie et Alice étaient en train de farfouiller dans l'immense armoire de cette dernière, tandis que leurs compagnons respectifs étaient absorbés par un match de base-ball. Esmée, comme bien souvent surtout ces temps-ci, s'affairait à me préparer mon repas. J'allai embrasser mon père et ma mère et je lui soufflai d'avancer son cavalier de deux cases en diagonale vers la droite. Elle sourit. Seth salua mon père et ma mère puis s'avachit dans le canapé.
_ Tu n'as pas été très longue, me dit-elle en faisant la man½uvre que je lui avais conseillée.
_ Non, je n'avais pas... très soif, répondis-je en regardant mes pieds.
A l'étage, j'entendis Carlisle refermai son livre, le ranger, ouvrir et fermer sa porte, puis je le vis descendre les escaliers, légèrement inquiet. Je me sentais mal à l'aise car désormais, ils me regardaient tous. J'entendis également que Rose et Alice avaient arrêtées de gigoter. Personne ne savait ce que mon manque de soif pour le sang signifier, même pas Carlisle.
_ C'est mal ? Demandai-je, gênée sans les regarder.
_ Mais non, ma puce, c'est juste étrange, me rassura mon père en me faisant signe de m'approcher pour je puisses m'asseoir sur ses genoux.
Le jeu d'échecs disparut rapidement tandis que ma mère vint s'asseoir près de moi et que Carlisle nous faisait face.
_ Peut-être que mon corps se rebelle, murmurai-je. Mon côté vampire dominait jusqu'à présent. Pour le futur, mon corps doit faire la balance entre les deux pour qu'à l'avenir l'équilibre soit établi.
_ Hum, peut-être, c'est une bonne hypothèse, concéda Carlisle. Quand cela à commencer ?
_ Il y a un mois, chuchotai-je.
Alice et Rosalie descendirent tandis que Jasper et Emmett abandonnaient leur match pour venir s'asseoir avec nous, autour de la table en même temps que mes tantes. Un ronflement se fit entendre du canapé, ce qui détendit légèrement l'atmosphère, devenue lourde.
_ Maman m'a également dit pour la vision d'Alice datant d'un mois, continuai-je. On sait bien que ses visons sont subjectives et que plus elles sont floues, plus la scène est lointaine. La coïncidence serait troublante mais pas inenvisageable. Ou alors, comme vous le pensez tous, cette vision à un rapport avec moi et le fait qu'elle l'ai vu floue est peut-être dû au changement de mon corps pour le côté humain. Du coup elle me voit, mais pas clairement.
_ Effectivement, je ne l'avais pas envisagé comme ça et c'est très intéressant, souligna mon père.
_ Oui, et c'est pour ça que vous auriez du m'en parler immédiatement. Cela aurait évité un mois de patrouille innutile et une fatigue inévitable pour les loups, dis-je.
_ Mais pourquoi alors ? Pourquoi ton corps se rebelle maintenant et combien de temps cela durera ? Ecoutes Nessie, il va quand même falloir que tu boives du sang car il est indispensable à ton organisme pour survivre, commenta Carlisle.
Un souvenir me revint et je ris, en dépit du sérieux de Carlisle et de la gravité de la situation. Papa se joint à moi.
_ Pourquoi riez-vous ? Questionna Emmett, décontenancé d'être en dehors de la plaisanterie.
_ Oh rien, je me souvenais juste du temps où grand-père essayait de me faire avaler des petits pots infects, répondis-je.

Tout le monde sourit. La discussion s'en tint là, et tout le monde retourna à ses occupations. Carlisle était septique, cela se voyait clairement et je n'imaginais trop bien les pensées que Papa pouvait lire à cet instant. Je restai sur ses genoux et commençai à manger ce qu'Esmée m'avait préparé. Maman se leva et je l'entendis frapper au bureau de Carlisle. Je posai mes couverts et baissai la tête. Papa me la releva d'un des ses doigts glacés.
_ Ne pense pas cela Nessie, dit-il.
_ Mais c'est de ma faute si elle est malheureuse et ailleurs ces derniers temps !
_ Tu connais ta mère alors ne t'inquiètes pas, tu sais qu'elle culpabiliserai et que ça ne ferait qu'empirer. Ca s'arrangera, tu verras, me promit-il.
_ Oui, soufflai-je.

Je descendis de ses genoux et je rejoignis Rose et Alice dans la chambre. Mon père entra également dans le bureau de Carlisle. Cependant, même si je pouvais clairement entendre ce qu'ils se disaient, je n'écoutais pas et fis abstraction.
_ Vous faites quoi ? Questionnai-je, en m'asseyant en tailleur au milieu de la pièce immense.
_ On cherche quelque chose pour l'anniversaire de ta mère, dirent-elles en c½ur.
J'émis un soupir de soulagement et souris. Mes tantes me regardèrent d'un air interrogateur.
_ Et bas, je pensais que les emplettes que vous aviez fait cet après-midi, c'était pour moi alors j'essayais de me préparer mentalement au massacre, annonçai-je.
Alice fit une moue dubitative et Rose retint un éclat de rire. Je leur tirai la langue. Je me relevai et me dirigeai vers la porte.
_ Bas où vas-tu ? Demanda Rose, étonnée.
_ Je ne veux pas être complice ! M'esclaffai-je, en descendant les escaliers.

Le téléphone sonna et avant même la fin de la première sonnerie, je décrochai l'appareil.
_ Allo, dit une voix que je reconnus sans peine et en sentant mon c½ur battre la chamade automatiquement.
_ Oh, salut Jake, soufflai-je, contente qu'il m'appelle car cela faisait deux semaines que je ne l'avais pas vu.
_ Dit-moi est-ce que..., commença-t-il.
Ma bonne humeur retomba comme un soufflé en comprenant qu'il ne m'appelait pas, moi.
_ Oui, Seth est là, je le réveille et il sera là dans moins de cinq minutes, ne t'inquiètes pas ! Grognai-je, furieuse et blessée, avant de raccrocher brutalement le combiné.

Je respirai profondément, calmement puis me retournai. Emmett fronçait les sourcils, inquiet et mécontent. Il n'aimait pas que quelqu'un puisse me mettre dans cet état. Je lui fis un sourire radieux, qui le rasséréna un peu. Cependant, cela ne marcha pas avec Jasper, car il sentait mes émotions. Je m'approchai de Seth et lui tapota l'épaule. Aucune réaction. Je fis un peu plus fort mais il ne bougea pas. Emmett leva les yeux au ciel et lui assena un bonne bourrade qui eu au moins le don de le réveiller et de le faire sauter sur ses jambes.
_ Quoi, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il, paniqué.
_ Calmes-toi Seth, c'est juste qu'il faut que tu rentres chez toi, ta mère t'attend, répondis-je doucement.
Il acquiesça. Seth franchit la porte et je le vis commencer à courir. Je m'avachis sur le canapé et fermai les yeux. J'étais plus fatigué que je ne le pensai et la fatigue s'empara de moi.



*Joy <3


# Posté le mardi 30 décembre 2008 10:08

Modifié le vendredi 26 juin 2009 06:33

✖ 3 ✖



La lune était pleine et éclairait la prairie sombre. Le vent mugissait dans les arbres et agitait leurs branches aux allures effrayantes. Devant moi, ma famille me regardait prudemment comme si je les effrayais. J'essayais de comprendre l'expression que mon père affichait sur son visage. Tout près de lui, un grand loup brun roux me fixait également. Je lui souris. Il frissonna. Près de moi, une main m'effleura. Je regardais la personne. Ses yeux d'un rouge laiteux me regarder calmement et son sourire s'annonça comme une victoire. Ma mère avança lentement au milieu de la prairie, proie offerte. Je me jetai devant elle pour la protéger mais elle recula, effrayée. La douleur m'assaillit, inévitable...

Je me réveillais en sursaut. Le réveil digital annonçait six heures trente. J'essayais de respirer régulièrement, profondément et calmement. Je me levai prudemment et me dirigeai vers la fenêtre. Je l'ouvris et l'air frais du matin pénétra dans ma chambre. J'inspirai et expirai lentement tandis que j'entrai dans la salle de bains. Il n'y avait personnes au cottage. La chaleur de l'eau me fit du bien et j'essayais avec peine de chasser les dernières images de mon mauvais rêve. Il avait pourtant semblé si réel. Je m'habillai, mais le silence qui régnait me rappeler beaucoup trop mon rêve pour je puisse me calmer totalement. Je parcourus le chemin qui séparait le cottage de la villa en un temps record ce qui me força à reprendre mon souffle.

J'ouvris la porte d'entrée et allai dans la cuisine. J'émis un soupir de soulagement en voyant ma mère devant les fourneaux. Elle se retourna et me sourit pleinement. J'allai l'enlacer et je respirai son odeur à plein nez.
_ Bon anniversaire ma petite Renesmée, me chuchota-t-elle.
Je souris et la serrai contre moi encore plus fort. De toutes les façons, je n'avais aucun risque de lui faire mal, elle était beaucoup plus forte que moi. Elle se recula légèrement et décela la peur dans mes pupilles.
_ Mais ce n'est pas si horrible que ça d'avoir 16 ans, si ? Dit-elle joyeusement.
Je souris. Un sourire un peu trop forcé.
_ Qu'est-ce qu'il y a ma puce ? Demanda-t-elle en prenant mon visage entre ses mains.
_ J'ai juste fait un mauvais rêve, répondis-je.
_ Oh, tu veux en parler ?
_ Non, juste oublier.
Elle acquiesça et caressa mes boucles cuivrées. Je m'assis à la table de la cuisine et elle me servit mon petit-déjeuner.
_ C'est délicieux Maman, fis-je remarquer.

Elle me déposa devant le lycée et je la regardai partir. J'avançai en direction de mon premier cours. En effet, ma mère, à l'instar de tous les autres vampires détestait dépasser la limite de vitesse.
Plusieurs personnes me souhaitèrent mon anniversaire et je les remerciai même si cela me gênait d'être au centre de l'attention. La matinée passa relativement vite et je fus très chaleureusement accueillie quand je m'assis à table, à la cafétéria. Je leur tirai la langue et ils s'esclaffèrent.


Je fus surprise que ce soit Charlie qui vienne me chercher. Je m'engouffrai dans la voiture et il me fit un sourire qui creusa ses pattes d'oies.
_ Joyeux anniversaire Nessie !! S'exclama-t-il.
_ Merci Pépé. Au fait pourquoi c'est toi qui viens me chercher ? Demandai-je, suspicieuse.
_ Pour passer ton permis de conduire, pardis ! Répondit-il.
Je fronçai les sourcils et le regarder, interloquée.
_ Ness, je sais que tu conduis depuis au moins 5 ans, mais pour respecter la loi, il vaut mieux que tu le passes, non ? Même si je sais que tu pourrais en avoir un, souligna-t-il.
Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres en pensant à J. Ma carte de permis je l'avais déjà mais bon, je ne voulais pas le froisser. Bien évidemment, j'eus mon permis haut la main et je vis que Pépé Charlie était très fier. Il m'emmena dans l'un de mes restaurants préférés, qui servaient un excellent crumble aux pommes. Il regarda sa montre et sourit.
_ C'est l'heure ! Affirma-t-il.
Je le regardais, interloquée et intriguée. Il s'avança vers la voiture et je toussotai en tendant ma main droite, souriant de toutes mes dents.
_ J'ai mon permis maintenant. Légalement, soulignai-je.
Il grogna et soupira mais me passa néanmoins les clés. Je m'assis au volant.
_ Je t'en supplie, respectes les limites de vitesse, supplia-t-il en me regardant.
J'acquiesçai et démarrai.

Arrivée devant la maison, je lui rendis ses clés.
_ Tu vois, quand tu veux, dit-il en souriant fièrement.
Je sortis de la voiture et il me suivit. Je le regardai, interloquée.
_ J'ai quand même le droit d'aller voir ma fille et mon gendre, non ?

Je sourcillai et me retournai en direction de la villa. A mon goût, celle-ci était beaucoup trop silencieuse. Je tendis l'oreille et ma crainte de la veille se confirma. Comment avais-je pu me faire avoir aussi facilement ? Je mis cela sur le fait que ma tante Alice était la meilleure menteuse de la famille après Papa, bien sûr. J'aurais le donc droit à une fête. Et Charlie était complice bien évidemment. Il y avait des humains. Nessa et Matthew, Zac, Tim, assurément. Je connaissais leurs battements de c½urs par c½ur ainsi que leurs fragrances. Il y avait également Mary et Peter, Ashley, Emma, Gwendy et Brian, Jenny et Jimmy, Leo, Tom, Aaron, Luc. La famille de Tanya était là aussi avec Eleazar et Carmen, Kate et Garrett. A mon plus grand bonheur, les loups étaient également présents. Emily et Sam avec leurs deux enfants, Emy et Max. Quil et Claire, Rachel et Paul, Jared et Kim, Embry, Brady, Collin, Leah, Seth et Jacob. A la présence de celui-ci, je souris automatiquement et touchai le bracelet tressé qui m'avait offert pour mon premier Noël. J'allais supporter la fête. Mais le souvenir du coup de téléphone datant du jour d'avant me peina. Cependant, j'allai faire un effort. Je savais qu'Alice avait préparé cela pour me faire plaisir parce qu'elle m'aimait. Les autres aussi d'ailleurs.
Pépé me tira par la manche et me fit un sourire contrit. Dans ses yeux, on pouvait presque voir qu'il s'excusait. Je lui fit un rapide baiser sur la joue et le prit par la taille. Il mit son bras autour de mes épaules tandis que nous avançâmes vers la porte d'entrée.
_ C'est pas la peine de crier surprise, je sais ce que vous m'avez préparé, bandes de vampires que j'aime tant ! Chuchotai-je pour que Charlie n'entende pas mais que ma famille, si. Je les entendis d'ailleurs s'esclaffer et Alice soupira de soulagement.

Nous montâmes les marches du perron et Charlie ouvrit la porte d'entrée.
_ Happy Birthday Nessie !! S'exclamèrent-ils tous en c½ur.
Je pus apercevoir ma mère faire un grimace en entendant mon surnom. Mes yeux se posèrent à la droite de ma famille. Il y avait d'autres vampires. Trois femmes très grandes et sauvages qui donné une impression de tiraillement par tous leurs membres : Zafrina, Senna et Kachiri. Je leur souris, heureuse de leur présence et elles me le renvoyèrent. A côté d'elles, se trouvaient Benjamin et Tia, ainsi que Maggie, Siobhan et Liam. A la gauche de ma famille, se trouvait le clan de Denali ainsi que Huilen et Nahuel, à ma plus grande surprise.
Ma lèvre inférieure trembla sous le coup de l'émotion. J'étais réellement heureuse. Les gens qui comptaient le plus pour moi étaient présents. Ma mère s'approcha de moi et sécha une larme qui coulait sur ma joue.
_ S'il te plaît Renesmée, ne pleures pas, murmura-t-elle tendrement. Je t'avais dit que c'était trop, assenna-t-elle à l'intention d'Alice, pas trop fort mais suffisamment pour que l'intéressée entende.
Je levais les yeux au ciel et ma mère me regarda, interloquée.
_ Mais je pleures de joie, Maman, soulignai-je. Et merci Taty. Et à tout le monde d'ailleurs. C'est le plus beau jour de ma vie, affirmai-je.
Elle m'enlaça fermement et me chuchota :
_ De quoi te faire oublier ton mauvais rêve.
_ Oui.
Mon père fronça les sourcils en lisant mes pensées. J'haussai les épaules. Nessa s'approcha de moi avec Matthew, Zac et Tim.
_ Hey ! Tu n'as quand même pas cru qu'on allait laisser passer ça, dit-elle joyeusement.
_ Si, un peu mais bon, je penses que je vais survivre, répondis-je gaiement.
Ils m'enlacèrent.
_ Ness, promets-moi que tu ne me frapperas pas quand tu ouvriras ton cadeau, quémanda Zac.
Je le regardai suspicieusement et acquiesçai même si je me méfiai.

Alice commença à mettre la musique et ils s'éloignèrent. J'allai embrasser Zafrina et elle me fit virevolter.
_ Je suis très heureuse de te revoir, dis-je en la serrant dans mes bras.
_ Moi aussi, Nessie. Et dire que la dernière fois que je t'ai vu tu étais toute petite, fit-elle remarquer. Cependant, tu es encore plus jolie, ma belle.
Je rougis et les trois amazones s'esclaffèrent.
_ Vous restez combien de temps ? Interrogeai-je.
Elles se regardèrent et répondirent à l'unisson :
_ Aussi longtemps que tu le voudras !
Je sautai littéralement sur place, geste qui me faisait ressembler à ma petite tante.
Je discutai quelques temps avec Benjamin et Tia puis avec Maggie. Ils avaient également prévus de rester quelques temps. Ma famille et mes amis avaient entrepris de danser au milieu du salon. Je cherchai désespérément Jacob des yeux quand Emmett me traîna au centre de la foule.
_ Allez ma petite nièce, profites de tes 16 ans !!
En guise de réponse, je lui tirai la langue et il s'esclaffa. Quelqu'un me tapota l'épaule et je me retournai.
_ Seth !! M'exclamai-je. Dit-moi, tu savais ce que préparé Alice ?
_ Naturellement ! Ce qui fait de moi un complice ! Pouffa-t-il.
Je m'écartai de lui et il entreprit de danser avec sa s½ur qui me fit un sourire authentique.

J'allai m'asseoir sur les premières marches des escaliers et regardai ma famille et mes amis s'amusaient. Mais j'observai plus particulièrement les couples. J'observai tour à tour Eleazar et Carmen, Garrett et Kate, Benjamin et Tia, Liam et Siobhan, Emmett et Rosalie, Jasper et Alice, Esmée et Carlisle, Papa et Maman. Chacun d'eux avaient trouvé la personne qui leur correspondait, leur âme s½ur, leur moitié et désormais ils formaient un puzzle où seuls deux morceaux étaient possibles.
Je regardai à présent les couples où l'imprégnation avait eu lieu. Sam et Emily étaient désormais mariés et ils avaient deux magnifiques enfants. A cet instant, ils étaient assis autour d'une table, Emily sur les genoux de Sam tandis que Emy et Max couraient autour. La façon dont Sam regardait Emily était presque gênante, tellement ce regard était véridique. Je m'en dégageai prestement.
J'observai Jared et Kim qui étaient mariés depuis maintenant deux ans. Kim abordait un ventre rebondi et Jared la serrai dans ses bras comme le plus précieux des trésors. J'aperçus, à travers la baie vitrée, Paul et Rachel, qui se tenaient main dans la main se promenant près de la rivière.
Je reluquai dorénavant Quil et Claire qui étaient, en quelques sortes, la relation qui ressemblait le plus à Jacob et à moi. Claire avait maintenant 19 ans et elle entretenait avec Quil une relation semblable à celle des autres couples. Ils étaient réellement ensemble. A l'instar de Jacob, Quil s'était également imprégné de Claire quand elle n'était qu'un bébé. Cependant Claire était normal et les différentes étapes dont l'imprégnation est constitué avait été respecté, en quelques sortes. Durant les années d'enfance de Claire, Quil avait été le meilleur grand frère qu'elle n'avait jamais eu, puis son meilleur ami, son confident et enfin, son amant.
Cependant, pour moi c'était différent. J'avais beau avoir atteint ma taille d'adulte à six ans, Jacob n'avait cessé d'être le meilleur grand frère que je n'avais jamais eu. Il était dorénavant mon meilleur ami. Mais moi je voulais plus. J'avais déjà mes meilleurs amis : Matthew, Zac et Tim. Je considérais Seth comme mon grand frère. La relation que je voulais, je n'en avais jamais parlé à Jacob. J'avais peur de sa réaction, qu'il me rejette. Pourtant je savais très bien qu'il était à moi et que j'étais à lui. Et si pour le faire régir, je... Non. Je n'allais pas essayer de le rendre jalouse, je ne voulais pas lui faire du mal. Je savais ce qu'il avait éprouvé envers Maman quand finalement elle avait choisi Papa. Elle avait fait le bon choix et j'étais là à présent. J'essayais également de chasser le fait que ma mère avait déjà embrassé Jacob. Je secouai la tête. Ca ne lui ferait pas de mal de toutes les façons.

Je me levai, et tout en me dirigeant vers la piste de danse, j'entraperçus ma « proie ».
_ Salut Nahuel !!
_ Oh, Bonjour Nessie ! Dit-il en se retournant. Alors ça te plaît ? Demanda-t-il en montrant des yeux tout ce q'il y avait autour de nous.
_ Oui ça va, je m'y habitue, dis-je gênée.
J'étais aussi doué que ma mère pour draguer les gens. C'est là que je le vis. Il discutait avec animation avec mon père, qui lui fronça très férocement les sourcils. Oups, je ne l'avais pas pris en compte celui-là. Il dit quelque chose à Jake et celui-ci se faufila entre les personnes en évitant soigneusement les vampires, cependant.

_ Je peux ? Demanda-t-il à Nahuel avec un ton dans la voix qui cependant ne lui laissé pas le choix.
_ Bien sûr, bien sûr, répondit-il en regardant la taille de Jacob et en s'écartant. A plus, Ness, ajouta-t-il à mon intention.
Je le regardai partir, coupable.
_ Dit-moi Nessie, à quoi tu joues ? Me morigéna Jake en posant ses mains brunes sur mes hanches.
_ Oh Jake ! Tu as pu te libérer ? Trop aimable, il ne fallait pas te déranger pour moi, tu sais ! Assenai-je entre mes dents.
Il me regarda et essaya de comprendre mon expression.
_ T'as vraiment un sale caractère, hein ? S'esclaffa-t-il à ma grande surprise.
_ Les chiens ne font pas des chats, éludai-je en détourant mon regard des ses grands yeux noirs.
_ Oh Ness... Je m'excuse, je suis vraiment désolé, dit-il prestement. C'est de la folie à La Push ces temps-ci et...
_ C'est bon Jake, je sais. Maman m'a dit.
Il me serra encore plus fort et posa sa joue contre le sommet de mon crâne.
_ Jake, commençai-je. Je...

Alice m'interrompit et me traîna devant la masse des gens qui était venu pour moi.
_ Et maintenant, c'est l'heure des cadeaux !!! S'exclama-t-elle aux anges.



*Joy <3


# Posté le dimanche 04 janvier 2009 09:24

Modifié le vendredi 26 juin 2009 06:34

✖ 4 ✖



La fête battait son plein et, vampires, humains, loups se mélangeait merveilleusement bien. J'étais assise sur l'une des chaises en teck, dehors, sur la terrasse. De là, je pouvais apercevoir la montagne de cadeaux ouverts qu'on m'avait offert. Je grimaçais en pensant que j'en avais eu beaucoup, mais beaucoup trop.
Avec mes parents, j'avais eu le droit à un médaillon en or où nous étions gravés tous les trois, avec au dos, une écriture qui disait « Pour l'éternité ». Il était magnifique et il avait déjà pris sa place au creux de mon cou.
Avec ma tante Alice, j'avais eu le droit à une journée entière de shopping à New York tandis que mon oncle Jasper m'avait offert une balle de base-ball dédicaçait par le meilleur batteur de l'équipe de Seattle.
Rose et Emmett m'avaient achetés une voiture, une Audi A3 noire.
Avec les autres personnes j'avais eu le droit à des livres d'édition original, des CD... Le cadeau qui m'avait le plus fait rougir était bien évidemment le cadeau de Zac. J'aurais du m'en douter, pourtant. Des préservatifs. J'avais grincé des dents tellement fort et j'étais devenue si rouge, qu'on aurait pu croire que j'allais exploser. Cependant, j'attendais toujours le cadeau de Jacob. Il m'avait dit que c'était très spécial et qu'il se trouvait à La Push. Personnellement, je ne voulais pas de cadeaux de sa part. Je voulais qu'il soit à moi. Tout entier.

La baie vitrée glissa et mon père apparut. Il s'approcha près de moi et s'assit sur la table face à moi, dos au reste de la foule. Je ne le regardai pas dans les yeux, j'avais trop peur d'y déceler de la colère. Un de ses doigts frais me força à tourner la tête dans sa direction et je clos mes paupières. Il pouffa.
_ En effet, aussi entêtée que ta mère, souligna-t-il. Pourquoi, et surtout comment voudrais-tu que je sois en colère contre toi ma petite Nessie ? Dit-il tendrement. Je ne veux que ton bonheur. Que tu sois heureuse. Et Jacob est à toi. Tout entier, poursuivit-il.
Après un instant d'hésitation, j'ouvris finalement les yeux.
_ Je ne penses pas que nous ayons la même définition du mot « tout entier », Papa.
_ Alors montres-moi, m'encouragea-t-il.

Je regardai rapidement vers la baie vitrée et posai délicatement ma paume sur le visage glacial et dure comme le marbre de mon père. Je fis d'abord défiler les images des différents couples de la famille. Mamy et Papy. Alice et Jazz. Emmett et Rose. Lui et Maman. Je le vis froncer les sourcils. Il ne comprenait pas. Je continuai donc en montrant les Denali. Toujours pas.
Je passai rapidement les différents couples « loups » pour venir m'attarder sur Quil et Claire.
Je lui montrai toutes les images que j'avais depuis ma naissance et qui avait un rapport avec eux, en faisant la différence par le biais d'autres images, de ma situation avec Jake. Son visage s'éclaircit au fil des souvenirs. Je m'attardais encore plus sur l'année qui venait de s'écouler. L'année où ils étaient réellement ensemble. J'enlevai rapidement ma main et la croisa avec l'autre, sur mes genoux. Je me mordis la lèvre inférieure en gesticulant maladroitement sur ma chaise, gênée. C'était la première personne avec qui j'en parlais. Enfin, à l'occurrence, à qui je montrais étant donné que m'expliquer aurait été beaucoup plus difficile. Depuis toute petite, je préférais « montrer », plutôt que de parler. Les visions étaient plus claires, mieux précises. Les sentiments eux, se retranscrivaient à la perfection. Intenses et véridiques.
_ Tu pourrais l'y obliger, dit mon père en souriant sournoisement.
Son propos me choqua quelque peu. J'aurais pensé qu'il serait en colère. Et puis, c'était la première fois qu'il parlait de l'intensité de mon don. A voix haute.
_ Je pense que s'il me doit d'être en colère, ce serait plutôt contre Jacob, puisqu'il ne te rend pas heureuse. Pas contre toi. Et puis, continua-t-il en regardant dans le salon, ils sont occupés, ils ne nous écoutent pas.

J'acquiesçai. Il y dix ans, le jour de mon sixième anniversaire, qui scellait également la fin de ma croissance, mon père et moi avions découvert que mon don s'était intensifié. On l'avait découvert lors d'une partie de chasse. Il voulait partir vers l'ouest tandis que moi, vers l'est. J'étais persuadée qu'il y avait un meilleur troupeau. Alors pour lui faire comprendre, j'avais posé ma main sur sa joue palâtre. Et il s'était exécuté dans la seconde qui suivit. J'avais été très étonnée et la stupeur m'avait laissé sur place. D'habitude, il contestait toujours ce que je disais et il ne s'exécutait pas aussi vite. Généralement, il me faisait négligemment languir pendant une interminable minute en fermant les yeux tout en se balançant d'avant en arrière. Puis, me faisant clairement passer pour une enfant pourrie gâtée, il allait dans ma direction. Quand il m'avait vu ne pas bouger, il s'était stoppé et m'avait regarder, interrogatif, à une centaine de mètres de moi. Il avait incliné sa tête vers la droite tout en s'approchant doucement de moi, un sourire étirant ses lèvres.
D'habitude lorsque je montrais un souvenir ou un désir, ça n'avait pas d'effet sur la personne. Le souvenir, sans aucun doute, l'individu le croyait. C'était l'exacte vérité, la retranscription parfaite d'un moment passé. Quand je voulais quelque chose, la personne avait le choix, même si au sein de ma famille on cédait à tous mes caprices. Ce n'était juste que de la volonté pure et simple. Cependant lorsque je lui avais montré l'endroit où nous trouverions plus de gibiers, il s'était exécuté sans contestations, sans hésitations. Dans ce désir, j'y avais mis une obligation, un certain ordre d'exécution. Et c'était cela qui faisait la différence. Je l'y avais obligé, je lui avais ordonné d'y aller.
Nous avions réitérés plus d'une dizaine de fois. Il voulait rentrer à la maison, je lui avais ordonné de rester. Il voulait déraciner un arbre, je l'avais empêcher en l'obligeant à ne pas le faire. En constatant cela, il m'avait regardé si fièrement que j'en avais été gênée. Dorénavant, si je touchais quelqu'un en y ajoutant ce sentiment d'obligation, cet ordre, je pouvais faire faire à la personne tout ce que je voulais et il était apparemment impossible de me résister. Je m'étais aussi demandé si je pouvais faire cela à l'insu de quelqu'un, juste en le touchant, sans lui montrer forcément ce que je voulais qu'il fasse.
Nous étions donc rentrer à la maison, et ma famille avait servie de cobaye. Personnes ne s'étaient rendus compte de ce qui se passer et chacun faisait ce que je lui « disais » de faire. C'était impressionnant. Ce qui était étrange aussi c'est que je pouvais faire la différence entre vouloir quelque chose et le montrer, et obliger à une personne de faire une action ou de dire une parole, sans pour autant le lui faire voir. Mon père avait affiché cet air béat de satisfaction pendant près d'un mois. Il voulait absolument le dire à toute la famille mais je lui avais fait promettre qu'il n'en parlerait pas. Je ne voulais pas être au centre de l'attention encore plus que je ne l'étais déjà. Et, pour sceller le pacte, je l'avais obligé à ne jamais divulguer cette partie de mon don à n'importe quel individu vivant sur cette planète. Même Aro, n'arrivait pas, ne pouvait lire ce passage dans la mémoire de mon père. Cela avait été prouvé lorsque mes parents étaient passés voir Aro et les siens, les Volturis, pour une peite visite de courtoisie.

_ Je ne veux pas l'y obliger, soufflai-je.
_ Je pense que ça ne ferait qu'accélérer les choses Nessie, répondit-il. Il t'est destiné et tôt ou tard, vous formerez un couple. Dommage qu'Alice ne vous voit pas. Elle te l'aurait prouvé.
_ Non. Je ne suis pas normale. Je suis différente, ça ne se passera pas comme ça. Il me voit comme sa petite s½ur. Je ne suis pas attirante.
_ Toi ? Pas attirante ? Est-ce que tu veux que je te fasse la liste des personnes qui te trouve amplement à leur goût, très attirante, belle, jolie et j'en passe ? Il y en a énormément derrière moi, ma Ness, affirma-t-il.
_ Jake fait partie de cette liste ? Questionnai-je en sondant mes yeux marron chocolat dans son regard doré.
_ Je te laisse lui poser la question toi-même, dit-il malicieusement tout en se levant. Il arrive.

Il m'embrassa tendrement sur le front et partit de sa démarche gracieuse vers le salon. En passant, il donna un coup de coude dans les côtes de Jake. Papa !!!! Pensais-je très fort. Je l'entendis s'esclaffait tandis que Jacob s'approchait de moi en grimaçant et en se massant les côtes. Il m'enlaça d'un bras pour me soulever et s'assit à ma place pour pouvoir me poser sur ses genoux.
Hum. Comportement fraternel, ça, non ? Oh ! Et puis qu'est-ce que j'en savais moi. Je n'avais jamais eu d'expériences avec les garçons.

_ Aaah, il fait bon ici, dit-il en passant sa main dans ses cheveux.
_ Tu les as coupés, constatai-je.
_ Oui, ma fourrure commençait à devenir un peu trop épaisse. Ca te plaît ?
_ Oui... Mais tu sais bien que je préfère quand ils sont longs.
_ Et toi tu n'es toujours pas décidé à les couper ? Demanda-t-il en caressant mes boucles cuivrées.
Un frisson me parcourut et il resserra son étreinte. Je n'avais pas froid pourtant. C'était... Agréable.
_ Non. Tu sais bien qu'Alice me tuerait.
Il s'esclaffa.
_ Alors c'était quoi la question que tu devais me poser ? Celle à laquelle ton père faisait allusion.
_ Je ne sais plus, éludai-je en rougissant.
Il prit mon visage dans sa paume, entre son pouce et son index.
_ Nessie, tu sais bien que tu peux tout me dire.
Il me fixait intensément de ses prunelles noires, tandis que je m'entêtai à ne rien dire. Mon c½ur commença à s'accélérer. Il le sentit et commença à s'inquiéter.
_ Ness, si tu ne me le dis, je vais vraiment paniquer, bougonna-t-il.
_ C'est que... C'est que... C'est un peu gênant, en fait, bégayai-je.
_ Aussi gênant, que la boîte de préservatifs de Zac ? Quémanda-t-il en réprimant un éclat de rire.
Je rougis comme une pivoine.
_ Ca dépend de quel point de vue on se place, dis-je.
Il lâcha mon visage de l'emprise de sa paume et retrouva son sérieux.
_ D'accord. Mais s'il te plaît, détends-toi, on dirait que tu vas te confesser pour un meurtre, affirma-t-il.
Je soufflai un bon coup. C'est vrai, je n'avais aucune raison de paniquer autant que ça. J'avais toujours tout dit à Jake.
_ Est-ce que tu me trouves... Attirante ? Demandai-je en détournant mon regard vers l'orée du bois.
_ C'est donc ça ? Bien sûr que oui, ma Nessie. Tu es très jolie, magnifique, attirante. Tu es la plus belle fille qui m'ai été donné de rencontrer. C'est à se demander pourquoi, tu ne sors pas avec quelqu'un ! S'exclama-t-il.

Je me levais, m'écartant de lui. Il parut surpris par mon geste. Pourquoi disait-il ça ? Qu'est-ce que cela signifier ? Qu'il n'avait pas la plus petite attention d'être avec moi ? Qu'il n'y aurait qu'une relation fraternelle entre nous ? Qu'il n'imaginait pas m'embrasser ? Faire l'amour ? C'était pourtant ce qui devait arriver, non ?
Il voulut prendre ma main, mais je la rejetais et croisé mes bras sur ma poitrine. Les coins de ma bouche s'étaient tournés vers le bas. Je serrai les dents et ravalai mes larmes. Je me tournai vers le salon et vit que Quil et Claire s'approchaient de nous, main dans la main.
Manque de chance, il n'y avait pas de chaise à côté de moi, je dus donc me rasseoir sur les genoux de Jacob.
_ Quoi que j'ai dit, je ne voulais pas te blesser, Ness, souffla-t-il au creux de mon oreille, la chaleur de son souffle me faisant frissonner.

_ Coucou vous deux !! S'exclama joyeusement Claire en s'asseyant également sur les genoux de Quil. Vous passez une bonne soirée ?
_ Extra, répondis-je avec un ton dans ma voix qui laissait clairement supposer le contraire.
Pour m'excuser, je leur fis un sourire contrit qu'ils accueillirent en pouffant.
_ Pour ce genre de chose tu ressembles comme deux goûtes d'eau à ta mère, dit Quil en souriant.
_ Effectivement, être au centre de l'attention n'est pas trop mon truc, affirmai-je en grimaçant.



*Joy <3


# Posté le dimanche 18 janvier 2009 14:25

Modifié le vendredi 26 juin 2009 06:35